poèmes, écriture...

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gavroche_greyjoy
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poèmes, écriture...

Message par gavroche_greyjoy » 01 déc. 2019 20:34

Puisque après tout, la vie ne mène à rien
Puisque un jour, ce sera la fin
Puisque nous ne sommes que dans un monde de chiens
Il est temps de tuer puisque plus rien ne t'atteint

Oui, tuer ceux qui ont tué Anas
Oui, tuer ceux qui vivent dans les palaces
Oui, tuer toute cette sale race
Cette race des gros bourgeois, des rapaces

Allez, Gavroche_Greyjoy, allez
Tu peux le faire, tu peux les tuer
Commence par la grande tante Maulini
Puis continue avec le mac de Sally

Ca sera ton Marcheur Blanc à toi, le mac de Sally
Tu pourras ensuite libérer Sally
Mais fais pas comme Théon
Ne meurs pas comme un con

Allez, Gavroche_Greyjoy, allez
Tu peux le faire, tu peux leur prouver
Que t'es pas l'ange qu'ils continuaient à voir
Que t'es plutôt ce monstre que personne n'a pu prévoir

Ouais, toi, t'as berné tout le monde
Comme Martinez a berné tout le monde
Ouais, toi, tu veux tuer, massacrer
Ouais, toi, y a plus que le sang qui te fait rêver

Pourquoi continuer à se cacher?
Ça fait quinze ans que Damien est décédé
On est en 2035 gros, ça fait des années
Que ses chansons, tu ne veux plus les écouter

Alors, ouais, t'as de nouveau vrillé
Saez t'avait fait ressortir tes bons côtés
Ton coeur, il l'avait illuminé
Mais tout ça, c'est terminé

Anas, il est mort, ça fait quinze ans
Damien, il est mort, ça fait quinze ans
Les gilets jaunes, ils sont morts, ça fait treize ans
Et depuis, Guillaume Peltier, le tortionnaire, est Président

Alors, ouais, il n'y a plus que Sally
Cette fille de joie qui donne un ultime sens à ta vie
Allez, va tuer le mac de Sally
Tu es un monstre, mais au moins tu auras sauvé Sally

Et si vraiment, à la sauver, tu y parviens
Tu prendras délicatement sa main
Tu l'emmèneras sur ce magnifique chemin
Et avec elle, tu écouteras à nouveau les chansons de Damien

gavroche_greyjoy
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Re: poèmes, écriture...

Message par gavroche_greyjoy » 08 sept. 2022 11:54

‌DECADENCE

Décadence dans ces assassinats de la police en roue libre, pour un simple refus d'obtempérer. Décadence dans les marche ou crève. Décadence dans les défenseurs de l'ordre, car l'ordre est le roi des désordres. Décadence dans les lumières éteintes de ce siècle. Décadence dans ces poings qui se serrent, mais ne se lèvent pas. Décadence dans ces âmes abîmées qui s'enterrent dans le silence.

Décadence dans ce peuple non violent alors qu'il a toutes les raisons de l'être. Décadence dans l'inflation et le chômage, qui immoleront demain des gens qui ne sont rien et qui feront naître des déséquilibrés. Oui, demain, des gens qui n'auront rien à perdre, tomberont dans la folie, et viendront te massacrer, peuple bourgeois. Décadence dans ces fins de mois, où tu n'arrives plus à t'acheter un paquet de pâtes. Décadence dans ces factures menaçantes dans ta boite aux lettres qui te rappellent tes dettes. Décadence dans tous ces moments où tu ne vis plus, où tu fais simplement les cents pas dans ton appart moisi, en te demandant comment faire pour tenir. Décadence dans les réveils, décadence dans les calendriers, décadence dans les métros, décadence dans les entretiens d'embauche, décadence dans ce peuple esclave.

Décadence dans l'injustice à chaque coin de rue. Lui, ouvrier, vis dans un taudis. Elle, influenceuse, a un appart cosy dans le 16ème. Injustice décadente... Lui, il touche les étoiles chaque semaine sur les pelouses et a le monde a ses pieds. Real Madrid ou Paris-Saint-Germain ? telle est la question... Elle, elle soigne des malades dans un HP en gagnant un salaire de misère. Vais-je pouvoir me reposer, ou suis-je de garde cette nuit ? telle est la question... Le président se prend une gifle dans la tronche, deux mois de prison pour le criminel. Une sans-dent se prend une volée de coups de poing par son compagnon, il continue tranquille le lendemain. L'injustice, toujours, première décadence parmi les décadences... mais quand vas-tu te soulever peuple de merde ? Quand ? Quand la décadence sera décadence suprême ?

Continue à regarder tes vidéos de développement personnel, fascisme de notre époque, continue à t'autoflageller si tu échoues, après tout "quand on veut, on peut !" Mais qui t'a appris ça, le peuple décadent bourgeois qui te pisse chaque jour sur la gueule ? Sûr, ça permet d'éviter les révolutions. Décadence dans la notion de mérite qui n'est que néant. Décadence chez ces profs qui votent Macron, et qui disent à un élève : "travaille plus au prochain trimestre si tu veux de meilleures notes." Non, non, si tu veux une meilleure vie, brûle tout dans ce pays, brûle absolument tout, ou tu resteras dans ton ghetto à subir l'ordre social.

Décadence dans cette dictature qui ne dit pas son nom. Décadence chez tous ces abrutis qui te disent "nous vivons en démocratie". Décadence chez tous les politicards. Décadence chez le PS, qui ne comprend plus le mot gauche depuis une éternité. Décadence chez le RN, qui veut parler au nom du peuple, mais qui se trouve à des années-lumière de son quotidien. Décadence chez les soldats de l’Empereur Emmanuel Macron, qui prétendent défendre la République, mais qui la piétinent chaque jour un peu plus. Décadence dans toute cette tyrannie. Quand la tyrannie s’écroulera et que l’anarchie la remplacera, alors la décadence s’éteindra.

Décadence dans nos mots doux, décadence dans nos câlins, décadence quand on fait l’amour, décadence dans ces beaux sentiments qui disparaissent le lendemain, les mots doux laissant la place aux grossièretés, les câlins laissant la place aux bousculades, l’amour laissant la place à la haine. Décadence chez cet humain voulant toujours plus que ce qu’il possède déjà, décadence chez ces fragiles qui cherchent de l’affection pour combler le vide qui les habite, décadence chez ces lâches qui font du mal à leur entourage pour se venger de cette société qui les étouffe. Décadence aussi dans la distanciation sociale, décadence dans ces visages masqués, décadence chez ces citoyens qui se croisent et qui s’ignorent.

Décadence dans les bêtises des religions. Décadence dans les messes du dimanche, décadence dans les bar-mitsvas, décadence dans les ramadans, décadence dans les baptêmes, décadence dans les mariages, décadence dans toutes ces soumissions de l’humain. Mais décadence aussi chez ces laïcards, privant une fois une femme voilée d’accompagner des élèves à une sortie scolaire, ou privant une autre fois toujours une femme voilée de participer à une émission de chant. Décadence chez ces réacs qui te parlent de burkini sans arrêt, comme si une piscine remplie d’une centaine de burkinis pouvait affecter davantage le quotidien d’un prolo, que l’augmentation du prix de l’essence. Décadence dans la religion suprême des défilés militaires du 14 Juillet, où tous ces pantins restent immobiles, au garde à vous. Décadence chez tous ces parents qui laissent leurs gosses s’abrutir tout l’année sur leurs écrans à regarder du Tibo In Shape, du Pierre Croce, du Léna Situations, mais qui, le 14 Juillet, vont leur demander d’éteindre le téléphone, de s’asseoir sur le canapé, et de regarder l’air grave du président. C’est important la discipline, c’est important de marcher en rythme, c’est important l’armée, pour protéger notre pays. Tu comprends mon enfant ?

Décadence dans les guerres et les massacres de masse. Décadence dans la Shoah, reine des horreurs, décadence dans les bombardements, de la Syrie à l’Ukraine en passant par l’Irak, décadence dans les génocides, du Rwanda à l’Arménie, décadence dans les éliminations de gens qui n’avaient qu’un seul drapeau, celui de la liberté, de Steve Maia Canico, aux communards, en passant par les enfants du Bataclan.

Décadence dans cette jeunesse qui jouit dans le troll et le harcèlement. Je ne sais pas à quoi je sers sur cette Terre, alors j’harcèle, ça me donnera un semblant d’existence ! Décadence chez ces jeunes qui ne votent plus, qui s’en fichent de tout, qui ne rêvent plus, qui ne veulent plus changer le monde, mais qui préfèrent s’y adapter, même si tu auras toujours deux ou trois dandys des villes qui te feront un beau discours sur le changement climatique. Décadence dans la violence des cités, décadence dans ces rixes, où des vies innocentes s’en vont vers le ciel. Décadence dans ces couteaux mal dirigés. Prenez-les vos couteaux, prenez-les vos barres de fers, prenez-les, si vous en avez, vos armes à feu, mais pas pour vous entretuer. Pour marcher sur l’Elysée ! insurge-toi, jeunesse de mon pays !

Décadence chez ces prolétaires qui ne savent plus écrire à peu près correctement. Décadence encore plus forte chez ces élites, qui maitrisent à la perfection la langue de Molière, qui ont une éloquence incroyable, mais qui ne racontent rien d’autre que du vide en permanence, car incapables de penser. Décadence dans cette bourgeoisie qui veut te donner des conseils : va à l’opéra, va au théâtre, traverse la rue pour trouver un travail, monte ton entreprise. Décadence chez le roi, qui lors de son allocution pendant le confinement, nous crache son mépris : « retrouvez le goût de lire ». Mais mon gars, tu vas te prendre un jour une grosse tarte dans ta sale tronche, un gros dico dans la gueule.

Décadence chez ces bourgeois qu’il faut pleurer quand ils meurent. Ils ont eu la gloire toute leur vie, il faut qu’ils aient encore la gloire sous la terre ! Nous, les gens qui ne sommes rien, qui n’avons rien fait de notre vie à part souffrir, on ne reçoit jamais toute cette attention. Décadence chez ces médias qui pensent que le peuple en a quelque chose à foutre de ces vieux d’une autre époque qui crèvent. Viens voir les gosses à Marseille si ça les intéresse une seule seconde la mort de Bernard Tapie. Viens voir le quotidien des misérables ! Viens voir si ces livreurs Uber Eats, qui circulent à toute heure en sueur, en pleine canicule, en Juillet, ça leur fait quelque chose la mort de Jean Paul Belmondo. Demande leur bordel !!

Décadence dans toute cette décadence. Décadence chez moi aussi, et puis décadence chez toi. Décadence chez lui, et décadence chez elle. Décadence chez eux là-bas, et décadence chez nous tous.

Décadence partout sauf dans les poèmes d’Arthur Rimbaud. Décadence partout sauf dans la mémoire de Louise Michel. Décadence partout sauf dans les écrits de Victor Hugo. Décadence partout sauf dans l’humanité d’Arnaud Beltrame. Décadence partout sauf dans la rage d’Assa Traoré. Décadence partout sauf dans la pensée de Pierre Bourdieu. Décadence partout sauf dans le langage de François Bégaudeau. Décadence partout sauf dans l’exil de Mélanie Georgiades, dite Diam’s. Décadence partout sauf dans les chansons de Damien Saez. Décadence partout sauf dans la République de Jean-Luc Mélenchon. Décadence partout sauf dans les combats d’Anasse Kazib. Décadence partout sauf dans l’insurrection des gilets jaunes. Décadence partout sauf dans la violence des Brigades Rouges. Décadence partout sauf dans le nihilisme de Louis-Ferdinand Céline. Décadence partout sauf dans les larmes de Sofia Chouviat. Décadence partout sauf dans l’immolation de Mohamed Bouazizi.

Décadence partout, sauf chez ces millions de gens qui pleurent chaque soir avant de s’endormir, qui prient pour retrouver une étincelle de vie, et qui, un jour, demain, se soulèveront…

qui, un jour, demain, se soulèveront...

un jour, demain, se soulèveront...

demain, se soulèveront...

se soulèveront...

gavroche_greyjoy
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Re: poèmes, écriture...

Message par gavroche_greyjoy » 21 sept. 2022 21:14

AVENIR

Ce gamin rayonnant, levant la main, poli
Donne sa réponse, son professeur sourit
Dans la cour, s'amuse, rit avec ses amis
Dix-sept heures, il saute dans l'métro d'paris

Elle veut regarder son dessin animé
Ecran éteint, coupure d'électricité
Court vers son père, les chaussures abimées
Papa, s'il te plait, faut appeler le banquier !

Maniant l'arme à feu dans les jeux vidéo
Dehors, il s'imagine encore à Chicago
Croise quelques passants, silence radio
Milieu de la nuit, insultes sur les réseaux

Placée toute jeune dans ce triste foyer
Elle fume son premier joint pour s'échapper
Sans but ni envie, elle se laisse embarquer
Seulement onze ans, insouciance envolée

Il la voit chaque jour, chaque mois, trop timide
N'ose pas avancer, totalement livide
A deux doigts d'y aller, elle est tell'ment splendide
Mais non, trop peur du rateau, faut rester lucide

Elle s'entraine, elle vise, panier, trois points
Le basket, le ballon, toujours elle en prend soin
Elle réussira, elle serre le poing
Objectif coupe du monde, elle ira fort loin

Le môme s'agite dans la cérémonie
On jette des cendres dans la mer infinie
Il ne comprend pas tout ce noir sur les habits
Il finit par demander, il est où Papy ?

Adolescente cherche son identité
On lui dit comment elle doit se comporter
Différente, et indifferentes aux clichés
La voisine du palier, elle veut l'aimer

Ils sont l'avenir de notre pays, demain
Quel horrible régime auront-ils dans leurs mains ?
Auront-ils eux aussi les yeux vides, éteints
Usés d'un pauvre monde qui court à sa fin ?

Après Chirac Sarkozy Hollande Macron
Autre tyran pour cette génération ?
Toujours plus de larmes, toujours plus de baillons
A quand l'réveil, le gong d'la révolution ?

Jeunesse de mon pays, à toi de jouer
Prends ton destin en main, les coeurs retrouve les
Venge toi de toutes ces vies bien abimées
Les élites, les dictateurs, massacre les !

gavroche_greyjoy
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Re: poèmes, écriture...

Message par gavroche_greyjoy » 22 oct. 2022 09:16

AMOUR

L'amour, c'est ce sentiment qui surpasse tous les autres, qui te protège de toutes les tempêtes. L'amour te sauve quand tu es au bord du précipice. L'amour est multiple, mais toujours magnifique. L'amour, c'est s'ouvrir à toute personne, l'amour se partage, se diffuse. L'amour, c'est accepter celui qui est différent de nous-même.

L'amour, c'est pardonner, l'amour c'est réparer, l'amour c'est tolérer. L'amour, c'est donner avant de recevoir. L'amour, c'est offrir son épaule à son partenaire.
L'amour c'est souvent éphémère, mais l'amour on ne l'oublie jamais.

L'amour emmerde les ragots. L'amour, ce sont ces deux hommes s'embrassant dans la rue, l'amour c'est ce musulman se mariant avec cette juive, l'amour c'est cette russe sautant dans les bras de cet ukrainien, l'amour ignore les guerres.

L'amour c'est un regard, l'amour ce sont des yeux qui se fixent éternellement, l'amour ce sont des heures entières à penser à celui qu'on aime.

L'amour, c'est un enfant à l'hopital entouré de sa famille. L'amour, c'est un professeur qui aide ses élèves. L'amour, ce sont des inconnus qui s'invitent à dîner. L'amour, ce sont des amis qui s'appellent au téléphone. L'amour, ce sont des associations qui soignent les sans-abris. L'amour, ce sont des voisins qui prennent le temps de discuter.

L'amour ce sont des rêves, l'amour c'est refaire le monde. L'amour ce sont des communards se soulevant pour un monde meilleur. L'amour ce sont des gilets jaunes, le coeur en miettes, qui retrouvent soudain l'envie de vivre. L'insurrection est magnifique car elle est remplie d'amour. L'amour c'est aussi ça. Se battre, pas pour soi, mais pour les autres, pour l'humain. L'amour c'est oublier sa propre existence. L'amour, c'est l'antithèse de l'egoisme.

L'amour, ce n'est pas Macron, ce n'est pas Zemmour, ce n'est pas LePen, l'amour c'est plutôt Mélenchon.

L'amour c'est ouvrir sa porte à celui qui ne possède rien. L'amour c'est tendre la main sans arrière pensée. L'amour, c'est ce qui nous sauvera tous. L'amour c'est ce qui reste encore, quand on perd tout. L'amour, c'est cette flamme, qui ne s'éteindra jamais...

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